Tout d’abord, des bruits qui circulent à travers le microcosme parisien atteignent les dîners en
ville… des bruits de phrases murmurées qui restent en suspens et qui en disent plus long que des grands discours. Des gens bien informés, à n’en pas
douter. Ensuite se met en place la rumeur : elle s’amplifie jusqu’à toucher la province et les pays voisins francophones.
Enfin, la rumeur devient une certitude : « Je » vais avoir cinquante ans… Il n’y a plus aucun doute. Parfaitement, cinquante ans ! C’est grand ; non ? Si, si, je vous l’assure, il rentre dans sa cinquantième année et de brandir le calendrier :
Chacun s’interroge, fouille dans sa mémoire. Comme le temps passe, refrain bien connu, il n’y a plus qu’à s’incliner !
Eh bien non, négligeant l’absurde réalité, je déclare que ce sacré « Don Camilo » a toujours vingt ans, comme beaucoup d’aficionados de la rue des Saints-Pères. Car il a en lui cette jeunesse (éternelle) qui lui donne l’insolence, l’audace, le rire qui fuse et résonne sur ses murs colorés. De son plafond étoilé, il protège les nouveaux talents, timides au départs de leur carrière et qui s’affirment très vite, oubliant leur échec de débutant qui s’efface la notoriété venue. Il donne, généreux, la fièvre du succès aux uns et aux autres grâce aux dizaines de milliers de « dineurs-spectateurs » riant, applaudissant…. entre le homard et le dessert arrosé de champagne !
Heureux mariage entre la salle et la scène dès que le rideau s’ouvre. Avoir toujours vingt ans, malgré les cinquante officiels, c’est tout le charme, l’esprit juvénile, le bonheur de ce Don Camilo qui n’en finit pas de rajeunir. Et je reste persuadé que nos amis qui nous ont quittés sont toujours là parmi nous… les artistes sont éternels. N’est-ce pas, Monsieur Léo Ferré, vous cher brillant Charles Trenet, toi Thierry Le Luron insolemment frondeur, vous la grande Catherine Sauvage et des amis intimes de Jean Constantin Dadzu et encore, et encore ! Vous avez su accompagner de votre talent ceux qui ont continué la route du succès : Philippe Clay, Farry Cowl, Hugues Aufray, Jean Raymond, Henri Tisot, Daniel Guichard, Serge Reggiani, Robert Lamoureux, André Aubert et encore, et encore ?
Et tous ceux-là ont laissé une place toute chaude aux amis, Enrico Macias, Pierre Perret, Michel Leeb, Serge Lama, Claude Nougaro, Laurent Ruquier, Laurent Gerro, Parcal Brunner…
Aujourd’hui, ce soir, demain, il y a Bernard Mabille, Pierre Douglas, Mathieu, Carine Davis, Franck Brun, Gérard Delaleau, Martin Kardone, Gérald Dahan, Aude et Yoann, Pierre-Yves Noël, Pascal Chevalier, Fabienne Guyon, Charles Dumont…
Qui dit mieux ?
Tous ces artistes ont le privilège d’avoir été non pas césarisés, non pas moliérisés, non pas victorieux d’une victoire de la musique préfabriquée, mais tout simplement
Jean Vergnes, fondateur-créateur de son « Don Camilo », pourrait en témoigner, si sa discrétion légendaire ne le cachait pas derrière le rideau de son talent et si son crédo n’était pas le du public, allongé de ses applaudissements. La clef de l’énorme succès du « Don Camilo » qui, donc, aura toujours vingt ans, comme, Jean Vergnes, son père spirituel…. quel que soit le calendrier !
P.S. : Pardon, mille fois, à tous ceux que je n’ai pas cités. J’ai la mémoire qui flanche devant une telle avalanche…. mais vous, cher Public, vous saurez reconnaître, vous souvenir, de celle ou de celui que vous avez la ou le plus aimé.
Enfin, la rumeur devient une certitude : « Je » vais avoir cinquante ans… Il n’y a plus aucun doute. Parfaitement, cinquante ans ! C’est grand ; non ? Si, si, je vous l’assure, il rentre dans sa cinquantième année et de brandir le calendrier :

Chacun s’interroge, fouille dans sa mémoire. Comme le temps passe, refrain bien connu, il n’y a plus qu’à s’incliner !
Eh bien non, négligeant l’absurde réalité, je déclare que ce sacré « Don Camilo » a toujours vingt ans, comme beaucoup d’aficionados de la rue des Saints-Pères. Car il a en lui cette jeunesse (éternelle) qui lui donne l’insolence, l’audace, le rire qui fuse et résonne sur ses murs colorés. De son plafond étoilé, il protège les nouveaux talents, timides au départs de leur carrière et qui s’affirment très vite, oubliant leur échec de débutant qui s’efface la notoriété venue. Il donne, généreux, la fièvre du succès aux uns et aux autres grâce aux dizaines de milliers de « dineurs-spectateurs » riant, applaudissant…. entre le homard et le dessert arrosé de champagne !
Heureux mariage entre la salle et la scène dès que le rideau s’ouvre. Avoir toujours vingt ans, malgré les cinquante officiels, c’est tout le charme, l’esprit juvénile, le bonheur de ce Don Camilo qui n’en finit pas de rajeunir. Et je reste persuadé que nos amis qui nous ont quittés sont toujours là parmi nous… les artistes sont éternels. N’est-ce pas, Monsieur Léo Ferré, vous cher brillant Charles Trenet, toi Thierry Le Luron insolemment frondeur, vous la grande Catherine Sauvage et des amis intimes de Jean Constantin Dadzu et encore, et encore ! Vous avez su accompagner de votre talent ceux qui ont continué la route du succès : Philippe Clay, Farry Cowl, Hugues Aufray, Jean Raymond, Henri Tisot, Daniel Guichard, Serge Reggiani, Robert Lamoureux, André Aubert et encore, et encore ?
Et tous ceux-là ont laissé une place toute chaude aux amis, Enrico Macias, Pierre Perret, Michel Leeb, Serge Lama, Claude Nougaro, Laurent Ruquier, Laurent Gerro, Parcal Brunner…
Aujourd’hui, ce soir, demain, il y a Bernard Mabille, Pierre Douglas, Mathieu, Carine Davis, Franck Brun, Gérard Delaleau, Martin Kardone, Gérald Dahan, Aude et Yoann, Pierre-Yves Noël, Pascal Chevalier, Fabienne Guyon, Charles Dumont…
Qui dit mieux ?
Tous ces artistes ont le privilège d’avoir été non pas césarisés, non pas moliérisés, non pas victorieux d’une victoire de la musique préfabriquée, mais tout simplement

Jean Vergnes, fondateur-créateur de son « Don Camilo », pourrait en témoigner, si sa discrétion légendaire ne le cachait pas derrière le rideau de son talent et si son crédo n’était pas le du public, allongé de ses applaudissements. La clef de l’énorme succès du « Don Camilo » qui, donc, aura toujours vingt ans, comme, Jean Vergnes, son père spirituel…. quel que soit le calendrier !

P.S. : Pardon, mille fois, à tous ceux que je n’ai pas cités. J’ai la mémoire qui flanche devant une telle avalanche…. mais vous, cher Public, vous saurez reconnaître, vous souvenir, de celle ou de celui que vous avez la ou le plus aimé.







